Simon Emond (il-iel-elle) est artiste et photographe autodidacte, né.e à Hébertville au Canada en 1992. C’est à Métabetchouan dans la région du Saguenay-Lac-Saint-Jean, territoire non-cédé de la Nation des Pekuakamiulnuatsh, qu’iel vit et travaille. Sa production s’inscrit à mi-chemin entre l’art et le documentaire. En 2018, iel exposait au Zoom Photo Festival. Son travail a également été présenté plusieurs fois, souvent de façon indépendante, dans des espaces publics choisis pour leur capacité à entrer en relation avec les images.

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Le récit de la lumière est le coeur de ma pratique, à un point tel que je ne vais pas à la rencontre d’un sujet prédéfini : c’est lui qui s’impose à moi en fonction de ce qu’en fait cette lumière, comme un passage obligé pour mettre en branle mon processus de création. Je ne cherche donc pas à faire des images avec ma caméra, mais à me placer dans des situations de captation qui me permettront, en post-production, de révéler ce que la lumière a à me raconter à travers les photographies que j’ai prises.

Si j’apprécie particulièrement l’approche documentaire, c’est beaucoup pour que cette quête de lumière en photographie se dépose sur des gestes concrets, des situations où les « sujets » sont ensemble et produisent quelque chose, où le monde qui m’est donné à voir devient la surface d’un échange entre la clarté et l’obscurité.

Cette posture dans le travail n’est pas étrangère à ma transidentité. Ce dialogue ininterrompu entre moi et ce qui se passe en dehors de moi, cette empathie pour ce que la lumière cherche à m’adresser, mouvante et à la fois maîtresse de ce qui est visible et invisible, n’est peut-être qu’une autre manifestation de ma propre quête identitaire, dynamique, insaisissable, qui cherche à rendre manifeste ce que je suis et taire ce qui n’est qu’un construit que je m’impose.

Et comme pour ma transidentité, ce travail photographique se fait surtout à travers cette longue et lente déconstruction des images que j’ai prises, un travail sensible en dialogue avec la lumière, comme si mon œil était phalène attirée par celle-ci, ma sensibilité mise au service de ce qui doit apparaître. De ce qui doit être tut.

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Expositions solos

Eau libre, pont Ste-Anne, Chicoutimi, 2019
Noir sirène, territoire de Métabetchouan-Lac-à-la-Croix, 2019
Passer Noël, bibliothèque d'Alma, 2019
Beautés aux bois dormantes, Zoom Photo Festival, 2018
Beautés aux bois dormantes, Festival international du cinéma francophone en Acadie, Moncton, 2018
Portrait, Maison Gourmande, Dolbeau, 2018
Portrait, bibliothèque d'Alma, 2018
Portrait, café Cambio, Chicoutimi, 2018
Portrait, Centre Mario Tremblay, Alma, 2018
Portrait, exposition éphémère, centre-ville d'Alma, 2017

Expositions collectives

Marché Blanc, Langage Plus, Alma, 2017 à 2019
Une vie un regard, Centre national d'exposition, Jonquière, 2016

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